Abane Ramdane

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Appel du 1er avril 1955.


Peuple Algérien!
Depuis cinq mois, ton Armée de libération nationale combat pour que l'Algérie recouvre sa dignité, sa liberté et sa souveraineté. L'impérialisme français sentant ses bases ébranlées et pris de panique a lancé contre nous ses forces policières et militaires. Celles-ci ne reculent devant aucun moyen, si barbare et si abject soit-il. (Exécutions sommaires, viols, lynchages, tortures, etc.) Venues de France et d'ailleurs, des forces militaires formidables servant une mauvaise cause espèrent écraser dans l'œuf ceux que les gouvernements français nomment tour à tour des "hors-la-loi", des "bandits", des "rebelles" et enfin des "aventuriers". Mais, une fois de plus, le colonialisme français s'est trompé car il a compté sans la foi, l'esprit de sacrifice et la farouche volonté des meilleurs de tes fils qui ont juré de vivre libres ou de mourir.

RAPPORT DE ABANE RAMDANE AU C.N.R.A (1957)

DOCUMENT INEDIT

PRESENTATION
Lors d’un séminaire d’automne de l’association berbère de recherche, d’information, de documentation et d’animation, A. Sayad invitait les historiens à « réévaluer les effets de la colonisation  et du nationalisme anticolonial ». La déconstruction de la mémoire coloniale et de la mémoire nationaliste est une nécessité pour le renouvellement de notre vision du passé et du présent algérien tant il est vrai que les connotations politiques qu’a prises notre histoire hypothèquent notre devenir. Le champ des sciences sociales a été longtemps livré à des individus et des groupes politiques à qui fait défaut l’éthique de la conviction, et qui choisissent de négocier la vérité pour un combat partisan.

Lettre de Abane Ramdane annexée au PV du Congrès de la Soummam : “Un nouveau chapitre de la révolution algérienne s’ouvre”


La Révolution algérienne aura bientôt deux ans. Durant ce laps de temps relativement court, un travail gigantesque a été accompli. Sur le plan militaire, les petits groupes de l’Armée de libération nationale mal armés, isolés les uns des autres, ont non seulement tenu en échec les forces formidables du colonialisme français, mais fait taches d’huile à tel point qu’aujourd’hui, ils contrôlent tout le territoire national. Désormais, la jonction entre tous nos groupes (Oranais, Algérois et Constantinois) est réalisée. Sur le plan politique, tous les partis et groupements (à l’exception du minuscule MNA de Messali) sont venus s’intégrer dans les rangs du FLN, qui est devenu aujourd’hui, l’unique force politique en Algérie. Sur le plan social, le syndicalisme national est né et en plus une force avec laquelle la France devra compter.

A l’extérieur, la délégation du FLN, renforcée par de nouveaux éléments partis d’Algérie, mène avec succès le combat contre la diplomatie française. Devant cette extension prise par notre révolution, une réunion des principaux responsables nationaux s’imposait.

Le 29 mai 1958, El Moudjahid, organe central du FLN, publiait son numéro 24, la première page entièrement encadrée de noir. En titre, au-dessus d’une grande photo : " Abane Ramdane est mort au champ d’honneur. Et voici le texte :

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" Le Front de Libération Nationale a la douleur d’annoncer la mort du frère Abane Ramdane, décède sur le sol national des suites de graves blessures reçues au cours d’un accrochage entre une compagnie de l’Armée de libération nationale chargée de sa protection et un groupe motorisé de l’armée française.