Abane Ramdane

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La liquidation physique de l’architecte de la Révolution a, d’une certaine façon, préfiguré le modèle despotique qui allait être adopté par l’Algérie indépendante.

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Soixante ans après la disparition, dans des conditions dignes d’un roman d’espionnage, d’Abane Ramdane, une épaisse chape de plomb continue de peser sur la liquidation physique, en 1957, de l’architecte du Congrès de la Soummam par ses frères d’armes. Certes, des bribes d’informations, de témoignages et de récits de sources éparses, parfois difficiles à concorder, sont, depuis longtemps, colportées concernant ce dossier brûlant qui semble toujours faire peur à cette Algérie officielle qui ne veut pas regarder, en face, la propre histoire contemporaine du pays, si douloureuse fût-elle.

Réda Malek à Tizi-Ouzou :
«Les idéaux prônés par Abane Ramdane sont plus que jamais d’actualité»

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Pour marquer comme il se doit son entrée en activité, la toute nouvelle association «Abane Ramdane pour la mémoire et l’histoire» a convié un auguste invité pour commémorer la journée du Chahid. Malgré le poids des années, Réda Malek n’a pas voulu, en effet, manquer l’occasion qui lui était offerte une nouvelle fois pour évoquer, devant un consistant auditoire à Tizi-Ouzou, son illustre frère d’armes, Abane Ramdane.
Abane Ramdane est donc revenu au devant de la scène à travers un nouveau témoignage sur des pans de son parcours, revisités par l’ancien chef de gouvernement et membre de la délégation chargée des négociations ayant abouti aux accords d’Evian.

Abane Ramdane, victime d’une captation d’héritage
Ali Mebroukine; Le 24.08.16

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En principe, la célébration du 60e anniversaire du Congrès de la Soummam aurait dû être l’occasion, pour toutes celles et tous ceux qui considèrent ce moment historique comme ayant fortement marqué le cours de la Révolution algérienne, de se rassembler et de débattre objectivement des enjeux de ce Congrès, mais surtout de s’interroger sur les causes profondes de son non-aboutissement. Il n’y avait pas lieu de s’écarter de cette feuille de route, sauf à ôter à l’événement toute sa signification.


Rédha Malek à Tizi Ouzou
Abane a payé pour les résolutions du Congrès de la Soummam
Rédha Malek, jeudi, à la Maison de la culture de Tizi Ouzou. ©Samir Leslous/Liberté

Certains responsables de la Révolution n’ont jamais pardonné à Abane Ramdane les deux résolutions majeures de la primauté du politique sur le militaire et celle de l’intérieur sur l’extérieur qu’il a introduites au Congrès de la Soummam, a expliqué l’ancien membre de la délégation qui a négocié les accords d’Évian et ancien chef de gouvernement.
Certains responsables de la Révolution n’ont jamais pardonné à Abane Ramdane les deux résolutions majeures de la primauté du politique sur le militaire et celle de l’intérieur sur l’extérieur qu’il a introduites au Congrès de la Soummam, a expliqué l’ancien membre de la délégation qui a négocié les accords d’Évian et ancien chef de gouvernement.

26 décembre 1957 : Abane Ramdane ne sera jamais le n°1 du FLN

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Attiré au Maroc dans un guet-apens monté par ses rivaux au sein du FLN algérien, Abane Ramdane atterrit à Tétouan le 26 décembre 1957. Il pense venir participer à une délégation devant rencontrer le roi du Maroc Mohamed V afin de faciliter l’action en territoire marocain des révolutionnaires algériens engagés dans une guerre de libération contre la France depuis le 1er novembre 1954.

Rédha Malek défend la mémoire de l’architecte de la Révolution
«Abane Ramdane était un rassembleur»
EL WATAN le 20.02.16
Dans une conférence-débat animée jeudi à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, Rédha Malek est revenu sur le rôle et l’apport de Abane Ramdane à la Révolution algérienne.

De prime abord, l’ancien négociateur des Accords d’Evian, qui s’est recueilli dans la matinée devant la statue du héros de la guerre de Libération nationale à Oued Aïssi, dira : «Je suis très heureux de me retrouver parmi la famille patriotique et révolutionnaire de cette wilaya historique qui a beaucoup donné à la Révolution. S’il y a un homme qui mérite cette admiration, c’est bien Abane Ramdane. C’est une grande émotion que de prendre part aux festivités de la Journée du chahid.» L’ancien directeur du journal clandestin du FLN, El Moudjahid,  se rappelle de sa dernière rencontre avec l’architecte de la Révolution : «C’était en décembre 1957.

L’assassinat d’Abane: une dérive révolutionnaire
Aït Benali Boubekeur, 11 janvier 2011, www.hoggar.org
«Si…les juges n’arrivent pas à une certitude, leur devoir absolu est de l’acquitter…Le doute doit toujours entraîner l’acquittement», René Floriot, «Les erreurs judiciaires.» (1)
Cette règle universelle, si elle avait été appliquée pendant la révolution algérienne, elle aurait épargné la vie d’un grand patriote, Abane Ramdane. Qui fut alors ce grand homme? Bien qu’il ait été absent lors du déclenchement de la guerre d’Algérie, le 1er novembre 1954, et ce, afin qu’il purge une peine de prison de cinq ans pour ses activités politiques nationalistes, il n’en reste pas moins qu’il rejoignit les rangs de la révolution dés sa sortie de prison, intervenue le 18 janvier 1955.
 En effet, loin d’être un handicap, cette absence plaça celui-ci en homme neuf susceptible de rassembler l’ensemble des forces vives de la nation. Car à la même époque, les luttes fratricides, suite à la scission du PPA-MTLD, rendirent les acteurs, de l’un ou de l’autre courant, suspects et incapables de rassembler sous leur bannière.

L’ŒIL DE CAÏN

La presse quotidienne algérienne, tous titres confondus, a largement rapporté et commenté les propos tenus par M. Daho Ould Kablia, à propos de ABANE Ramdane, lors de sa conférence tenue, à Oran, à l’occasion de la commémoration du 1er Novembre 1954. Cela ne nous étonne  guère de la part d’un élément  en orbite dans la sphère franchement hostile à l’orientation du combat libérateur dans ses  dimensions de guerre contre l’occupant et de révolution au sein du peuple pour l’amener d’un très bas et  méprisable niveau à un autre en mesure d’imposer le respect au futur pouvoir à mette en place et en même temps acquérir et consolider le capital confiance en soi .Cela n’est que la suite logique d’une mise en scène préalablement conçue et alimentée pas des « ténors » beaucoup plus sectaires.et régionalistes que patriotes et nationalistes, de la même sphère que l’unité et la liberté de la Nation effraient dans leurs desseins de division  qu’ils élaborent pour une pleine et totale hégémonie sur les masses populaires.

La veuve de Abane sort de sa réserve après 42 ans de silence
«La liquidation de Abane n'est rien par rapport au triomphe de la Révolution»   
Pour la veuve du cerveau de la Révolution, le choix est vite fait entre la dénonciation publique des responsables de la liquidation de Abane et le souci de préserver la cohésion des rangs du FLN, de l'ALN et du peuple.
Abdelkrim Ghezali, La Tribune, Samedi 19 août 2000

Se retrouver devant la femme qui a partagé la vie publique et privée de Abane Ramdane, c'est faire un voyage dans le temps. Sous les traits doux et apaisants de cette dame qui porte aisément ses soixante-dix ans, on devine aussi aisément ses printemps radieux qu'elle a consacrés à l'Algérie en lutte aux côtés de celui qui fut l'un des génies de la guerre de libération.

Abane Ramdane, le faux procès, de Khalfa Mameri
Jeudi 2 Aout 2007  
Le rôle de Abane Ramdane dans l’organisation pratique et théorique de la révolution, bien que trop évident pour tous en dépit de sa précoce disparition tragique, est trop souvent sous-estimé, passé sous silence, voire parfois contesté par certains ex-dirigeants de la Révolution du 1er Novembre s’exprimant en des circonstances tellement choisies qu’elle prennent l’allure d’un règlement de compte politicien à titre posthume avec l’architecte de la Révolution et à travers lui avec la Kabylie tout entière ainsi qu’avec le projet de société véhiculé par l’élite de cette région et par les revendications qu’elle n’a cessé de clamer publiquement.

ABANE RAMDANE raconté par Sadek Hadjerès et Hocine Aït Ahmed
Publié par Saoudi Abdelaziz
Hocine Aït Ahmed évoque le tempérament de son compagnon d’armes : "Combien de fois il fut transféré d’une prison à une autre, à force de faire des grèves de la faim ou d’inciter les droits communs à l’agitation ou à la violence. Pour se débarrasser de Abane, les services pénitenciers d’Algérie durent l’envoyer en relégation dans le nord de la France. Quel tempérament !"
En mai et juin 1956, deux mois avant le congrès de la Soummam, Sadek Hadjerès avait discuté avec Abane Ramdane dans le cadre d’une rencontre entre les direction du FLN et du PCA. Passage émouvant :" Il est détendu et visiblement satisfait de la franchise de nos discussions, avec dans le regard une pointe d’affabilité souriante -peut être est-ce à cause de sa mort tragique dix huit mois plus tard que cette image est restée en moi".
K. Selim. Vous avez connu Abane Ramdane. Pouvez-vous nous parler de l’individu qu’il fut ?

Belaïd Abane débat avec le colonel Chafik Mesbah et apporte un éclairage nouveau sur l'assassinat de Bennaï Ouali.
Mohamed Chafik Mesbah m'avait appelé lorsqu'il préparait son entretien à L'Expression sur Abane. Il voulait avoir mon avis sur un certain nombre de points et m'avait posé au pied levé des questions auxquelles il n'était pas possible de répondre au téléphone.

Je lui avais cependant indiqué qu'Abane ne m'appartenait pas, que j'étais un chercheur comme lui et tant d'autres, que je n'avais aucune autorité universitaire qui ferait en sorte que mon avis soit plus «autorisé», voire indépassable pour tout ce qui avait trait au parcours et à la personnalité de Abane. J'ai cependant donné mon point de vue concernant la «violence» et «l'impulsivité» du caractère de Abane, qu'il avait évoquées.

Histoire de la liquidation d’AbaneRamdane.
Aït Benali Boubekeur, 14 février 2007
Il y a 49 ans, Abane a été assassiné par ses pairs. Les idées qu’il a véhiculées ont été très mal comprises du fait qu’il était en avance, sur le plan intellectuel, sur sa génération. Au lieu d’exploiter cet avantage positivement pour mener à bien la guerre, ses frères de combat ont vu en lui un danger dont il faudrait se débarrasser au plus vite.
En tout cas, la déclaration de Ferhat Abbas au Caire, en 1957, pour sa première entrée officielle sur la scène internationale au nom du FLN n’était valable que lorsqu’elle était opposée au colonisateur. « Nous avons pris les armes pour obtenir la souveraineté et l’indépendance complète pour l’Algérie une et indivisible », dit-il. Cette volonté a été affichée dès le départ par tous les combattants ayant créé ou rejoint le FLN. Là où le bât blesse, c’est quand ce slogan a été exploité de façon abusive par les militaires pour éliminer les personnes qui ne partageaient pas leur point de vue quant à la conduite de la révolution.

Abane Ramdane, stratège militaire de l’ALN ?
par Bélaïd Abane/Quotidien national "Le Quotidien d'Oran" du 1 septembre 2008.

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Il va donc falloir reprendre sa plume, une fois de plus, pour répondre à une opinion (QO du 24/08/08), celle de Mourad Benachenhou. Une opinion où l’affabulation et la mauvaise foi le disputent à une sorte de malveillance où la haine a du mal à se dissimuler. Oui, tout cela dégouline à flots d’un texte dont on se demande à quel type de logique-on le devine cependant- il obéit. Mais évitons le procès d’intention et tenons-en-nous aux faits.


Affaire Abane Ramdane/ Nul n’a le droit de justifier l’assassinat d’un homme Par Abdou Semmar
Nos chroniqueurs, Politique, Une novembre 2 novembre2015 Abdou Semmar    

Pourquoi maintenant ? Pourquoi un 1er Novembre ? Pour ses révélations sur les dessous de l’histoire de notre guerre de libération nationale, Dahou Ould Kablia a choisi une conjoncture marquée par une situation politique et économique très particulière pour l’Algérie. Une conjoncture délicate qui nécessite cohésion sociale, sérénité dans les débats publics et maturité dans la réflexion sur les problématiques nationales.  

Avec sa légèreté et son manque de retenue dans le traitement de l’un des épisodes les plus douloureux de notre histoire contemporaine, Dahou Ould Kablia, ancien ministre de l’Intérieur et actuel président de l’Association nationale des anciens du Ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG), l’ancêtre du DRS, s’est adonné à un jeu dangereux, celui de politiser une question historique qui nécessite un traitement pédagogique et scientifique.

L’assassinat d’Abane : préludes « militaires » sanglants
Premier coup d’Etat « politique » des colonels
D 9 septembre 2007 A Moh. K


L’Algérie doit marquer cet assassinat d’une prière noire : la plus sombre page de la Révolution. L’intelligence étranglée ! Le « politique » écarté. Le bateau Algérie mené au port miné de l’islamisme aux horizons incertains. Récif aveugle, absolu. Depuis Abane, une telle élévation du sens de l’Etat n’a toujours pas bonne presse. Malgré les apparences de façade.
Les Révolutions s’allument, se font, de torches imprenables qu’entretiennent des audaces anonymes, mues par l’idée de liberté. Les insurgés hissent leur « sacralité » au piédestal du sacrifice suprême, aux fins d’entrevoir des lueurs souveraines.

Déclenchées à l’épuisement des chimères assommantes et l’inéluctabilité du « devoir » de s’arracher du joug des ténèbres, des hommes aux destins singuliers empruntant au mythe l’énigme et à la légende la postérité, en « sortent » héros.

Tizi Ouzou : Réda Malek invité de l’association ABANE

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Par Roza Drik :
« Les idéaux prônés par Abane Ramdane sont plus que jamais d’actualité. L’Algérie qui avance, c’est Abane qui l’a pensée », clamera Réda Malek, sublimant la vision du monde et la pensée politique basée sur la modernité,  la rationalité, l’ouverture sur le monde et l’universalité. Une utopie  que Abane a imprimée  à la révolution  et qu’il voulait être celle de l’Algérie indépendante.
En effet, l’ex chef de gouvernement et membre des négociateurs des accords d’Evian, Réda Malek, ex chef de gouvernement  était l’invité de marque de  l’association  Abane Ramdane  qui a organisé, dans la journée de jeudi dernier, un programme d’activité, dédié à la mémoire de l’architecte du congrès de la Soummam,  à l’occasion de la journée nationale du chahid.

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La dernière dérive de Ben Bella

Ben Bella a osé. C’est que l’ancien réfugié du Caire doit être enfin sûr que l’ancien moudjahid Abane est tout à fait mort.
Dans sa dernière visite à ses maîtres orientaux, Ben Bella s’en est pris à Abane Ramdane. L’homme est mort depuis quarante-cinq ans et Ben Bella a enfin trouvé le courage de l’affronter.
C’est devenu un trait de culture dans ce pays, où la lâcheté est en passe d’être promue au rang de valeur, de s’en prendre aux disparus.

Rédha Malek , avant-hier, lors d’une conférence à Tizi-Ouzou
L’hymne national, une idée de Abane Ramdane

Afin de célébrer la Journée nationale du chahid, Rédha Malek, moudjahid ayant pris part aux négociations d’Évian, a été, avant-hier, l’hôte de la ville de Tizi-Ouzou.

Invité pour animer une conférence à la Maison de la culture Mouloud Mammeri à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du chahid et devant une assistance nombreuse, l’ancien Premier ministre est revenu sur les faits marquants de la guerre de libération nationale et sur le parcours de Abane Ramdane et les résolutions du Congrès de la Soummam, souvent mal interprétées à l’époque. Il a, par la suite, insisté sur le fait que les résolutions du congrès de la Soummam n’ont pas fait l’unanimité.

Forum de la mémoire
L’Architecte du congrès de la Soummam et le fondateur du porte-voix de la Révolution de Novembre le journal El Moudjahid, Abane Ramdane revient cette semaine. Le Forum de la Mémoire a, à l’occasion du 55e anniversaire de sa mort, rendu hommage à cet homme qui a marqué de son empreinte les premières années de la Révolution algérienne et lui a donné un élan décisif. Qui mieux que Khalfa Mameri, chercheur en histoire et détenteur du record des écrits sur Abane Ramdane, engagé depuis 30 ans dans des recherches sur l’histoire de la guerre d’Algérie,  est en mesure de revisiter le parcours de l’enfant de Azouza.

Khalfa Mameri est auteur d’une quinzaine de livres, dont certains consacrés aux héros de la guerre d’Algérie à l’image de Larbi Ben M’hidi, colonel Lotfi... Ce qui nous permet de dire de lui qu’il est  le « biographe attitré » du chahid Abane Ramdane (6 éditions).