Abane Ramdane

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Congrès de la Soummam

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Témoignage d'Ali Lounici ancien officier de l'ALN en wilaya IV sur le congrès dre la Soummam

Ali Lounici évoque avec nostalgie « l’épanouissement » et « l’espoir » nés de l’étape soummamienne de la Révolution :

« J’étais au maquis quand Si M’hamed[1] et Ouamrane étaient revenus du Congrès de la Soummam. On ne mesurera jamais assez quelle a été l’importance du Congrès de la Soummam, sur la dynamique qui a mû le peuple algérien. Il lui a apporté le sentiment qu’il y avait désormais quelque chose de solide qui supportait tout l’édifice. Que la Révolution avait gagné en envergure. Le congrès a installé une organisation qui n’avait jamais existé auparavant, et quel que soit ce que l’on peut reprocher à Abane Ramdane, on ne peut pas contester qu’il aura marqué de son sceau le congrès et la Révolution elle-même dans toutes ses dimensions. Nous avions 20 ans quand Ouamrane nous avait réunis pour nous expliquer comment nous allions être organisés. L’Algérie divisée en wilayas, puis en zones, puis en régions, et bien d’autres choses encore… Tout cela nous a donné de l’importance. Ça a nourri, en tous les cas pour moi, cette dimension romantique. Ça nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un état (souligné par l’auteur). Le Congrès de la Soummam a insufflé en nous quelque chose d’indicible. Je trouve qu’actuellement on n’en mesure toujours pas toute la portée historique et stratégique. C’est incontestablement cela qui nous a menés à la victoire . Il est l’acte fondateur de l’état algérien moderne par excellence, cela est tout aussi irréfragable. Je me souviens que nous avions mis en pratique toutes les recommandations et instructions du Congrès de la Soummam. J’avais l’impression que nous précédions les événements… Nous pouvons dire que c’était l’époque de l’épanouissement. Les jours heureux de la Révolution. »[2]

[1] De son vrai nom, Ahmed Bouguerra, futur colonel chef de l’Algérois (wilaya IV) succédant à Si Saddek lui-même nommé en remplacement d’Ouamrane affecté à une fonction politique.

[2] Entretien au quotidien El Watan du 29 04 2004.

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