Abane Ramdane

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Congrès de la Soummam

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 PLATE FORME DE LA SOUMMAM
POUR ASSURER LE TRIOMPHE DE LA REVOLUTION ALGERIENNE, DANS LA LUTTE POUR L’INDEPENDANCE NATIONALE

INTRODUCTION
Les extraits de la présente plate-forme d’action du FRONT DE LIBERATION NATIONALE ont pour objet de définir, d’une façon générale, la position du FLN, à une étape déterminante de la Révolution Algérienne.   Elle est divisée en trois parties :
  I)       La situation politique actuelle.
 II)     Les perspectives générales.
III)    Les moyens d’actions et de propagande.

Document

Analyse LE CONGRES DE LA SOUMMAM Grandeur et servitude d'un acte fondateur (partie 1)

Par : Hachemi Djiar El MOUDJAHID Le : lundi 28 août 2006

INTRODUCTION
I Le contexte général du Congrès de la Soummam
1. La poussée de la Délégation extérieure
2. Comprendre au lieu de juger
3. Le problème majeur de la cohésion et de la cohérence
4. Deux hommes soulèvent la question du leadership
5. Des effets de la guerre révolutionnaire dans les deux camps belligérants

Congrès de la Soummam, secrets d'une plate-forme révolutionnaire 1/2
Par aziz3d Accueil le 14 Mai 2012


Il fallait prévoir la sécurité des grands patrons qui allaient se réunir quelque part en Kabylie. La grande conférence -Abane disait même congrès- allait s'ouvrir en juillet, pense Si Sadek, ce 15 juillet 1955. Tous les chefs de zone et les représentants de l'extérieur devaient se réunir pour la première fois depuis le déclenchement de la révolution.
Sadek, Si M'hamed, commissaire politique, et Si Chérif, un homme du Sud à qui on avait confié la zone 6 (Sahara), devaient être du voyage. Sadek composa l'escorte: quarante hommes armés et quatre F.M. de protection. Il prévoyait trois semaines de voyage pour gagner l'épaisse forêt qui couvrait les pentes de la chaîne des Bibans où devait se tenir la conférence. Trois semaines pour faire à pied les cent cinquante kilomètres à vol d'oiseau qui séparaient Palestro de Bordjbou-Arreridj, il fallait bien compter cela car sur ces cent cinquante kilomètres il allait falloir passer à travers le tiers de l'armée française. A pied. Et de nuit.

Le Congrès de la Soummam vu autrement 20 AOÛT 1956

Ali Cherif DEROUA Ancien responsable au Malg Publié dans L'Expression le 18-08- 2007

Après s'être solidement installé à Alger, Abane avait entamé un échange épistolaire dès le 20 septembre 1955 avec les délégués de la Révolution présents au Caire, à savoir Aït Ahmed Hocine, Ben Bella Ahmed, Boudiaf Mohamed et Khider Mohamed.
Surpris par les événements du 20 Août 1955 dont il n'avait aucune information, il essaie de prendre contact avec Zighoud Youcef. Celui-ci envoie des émissaires responsables pour le rencontrer à Alger et lui proposer une réunion des responsables de la Révolution.

Le bien-fondé historique du Congrès de la Soummam
Le 16.08.16     Par Ali Mebroukine Professeur d’université
Il y a 60 ans, se tenait dans l’actuelle commune d’Ouzellaguène (villages d’Ifri et d’Ighbane), un Congrès qui eût pu rester dans l’histoire de l’Algérie contemporaine comme la première pierre de l’édifice d’une protonation algérienne, n’était la récupération que firent de son socle idéologique les prétoriens qui réussirent à marginaliser, dès le mois d’août 1957, le maître d’œuvre de la Plateforme de la Soummam et l’architecte de la Révolution algérienne, Abane Ramdane.

Congrès de la Soummam
Abane au chevet de la crise algérienne
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Le 18.08.16

Par : Djamel Zenati , militant de la démocratie

L’évocation du Congrès de la Soummam ne manque jamais de susciter des interrogations et de soulever des débats parfois passionnés.

Et pour cause, l’événement se confond avec son principal concepteur, Abane Ramdane, et son destin tragique, l’élimination physique. La date du 20 août 56 dérange, agace, dévoile les embarras et les hypocrisies, les reniements et les hésitations. L’aversion pour ce rendez-vous historique va des gouvernants jusqu’à une partie de l’opposition.

A titre d’exemple, le texte de Mazafran autour duquel est réunie la CLTD a «omis» de référer à la plate-forme de la Soummam sur veto islamiste. La résurgence récursive des polémiques et des réflexes d’il y a soixante ans révèle notre impuissance à trancher de manière claire et irrévocable une question fondamentale : quelle Algérie voulons nous ?
Cette modeste contribution ambitionne de revisiter l’événement, d’en extraire le sens et tentera de comprendre dans quelle mesure il a pu impacter les évolutions ultérieures.

Témoignage d'Ali Lounici ancien officier de l'ALN en wilaya IV sur le congrès dre la Soummam

Ali Lounici évoque avec nostalgie « l’épanouissement » et « l’espoir » nés de l’étape soummamienne de la Révolution :

« J’étais au maquis quand Si M’hamed[1] et Ouamrane étaient revenus du Congrès de la Soummam. On ne mesurera jamais assez quelle a été l’importance du Congrès de la Soummam, sur la dynamique qui a mû le peuple algérien. Il lui a apporté le sentiment qu’il y avait désormais quelque chose de solide qui supportait tout l’édifice. Que la Révolution avait gagné en envergure. Le congrès a installé une organisation qui n’avait jamais existé auparavant, et quel que soit ce que l’on peut reprocher à Abane Ramdane, on ne peut pas contester qu’il aura marqué de son sceau le congrès et la Révolution elle-même dans toutes ses dimensions. Nous avions 20 ans quand Ouamrane nous avait réunis pour nous expliquer comment nous allions être organisés. L’Algérie divisée en wilayas, puis en zones, puis en régions, et bien d’autres choses encore… Tout cela nous a donné de l’importance. Ça a nourri, en tous les cas pour moi, cette dimension romantique. Ça nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un état (souligné par l’auteur). Le Congrès de la Soummam a insufflé en nous quelque chose d’indicible. Je trouve qu’actuellement on n’en mesure toujours pas toute la portée historique et stratégique. C’est incontestablement cela qui nous a menés à la victoire . Il est l’acte fondateur de l’état algérien moderne par excellence, cela est tout aussi irréfragable. Je me souviens que nous avions mis en pratique toutes les recommandations et instructions du Congrès de la Soummam. J’avais l’impression que nous précédions les événements… Nous pouvons dire que c’était l’époque de l’épanouissement. Les jours heureux de la Révolution. »[2]

[1] De son vrai nom, Ahmed Bouguerra, futur colonel chef de l’Algérois (wilaya IV) succédant à Si Saddek lui-même nommé en remplacement d’Ouamrane affecté à une fonction politique.

[2] Entretien au quotidien El Watan du 29 04 2004.

60e anniversaire du congrès de la soummam : Un message d’union et une aspiration démocratique
Abane , guide de la Révolution , il est plus grand mort
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Le 18.08.16
Par Ali Yahia Abdennour : Militant des droits de l’homme


En écrivant ce texte, je sens tout d’abord le devoir, le doux devoir d’évoquer la mémoire de tous les Algériens qui se sont sacrifiés pour la libération du pays du joug colonial. Je le fais avec d’autant plus d’émotion que toute ma pensée s’oriente vers leur mémoire, la ferveur lucide avec laquelle ils traitaient les problèmes du pays.
La fidélité à leur mémoire demande aux Algériens d’aborder les problèmes comme ils les ont abordés et résolus de leur vivant, avec courage, conviction, détermination, prudence, hauteur et largeur de vue.
Le 20 Août est un recueillement, le retour des acteurs et des témoins qui partagent le souvenir d’une expérience qui leur a appris qu’il faut du courage pour faire leur devoir et braver la mort. Leurs frères de combat morts au champ d’honneur ne sont pas pour eux des noms sur des monuments mais des visages.

RACHID ADJAOUD, AUTEUR DU LIVRE LE DERNIER TÉMOIN, A L'EXPRESSION.
"Abane Ramdane a été pour beaucoup dans le congrès de la Soummam"
Par Wahib AïT OUAKLI - Jeudi 20 Aout 2015

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L'auteur du livre intitulé Le Dernier témoin, Rachid Adjaoud, ayant fait partie du groupe du secrétariat du congrès de la Soummam, revient sur la réunion historique du 20-Août 1956 qui a jalonné l'avenir du FLN/ALN et celui de l'Algérie.

L'Expression: Pourquoi avoir opté pour la tenue du congrès à Ifri?
Rachid Adjaoud: Le congrès devait se tenir au départ à la Qalaâ N'Ath Abbès, choisie pour son relief stratégique, sa sécurité et son côté historique. La Qalaâ, située sur une falaise, était le fief d'El Mokrani.

La délégation venue d'Alger, comprenant Abane Ramdane, Youcef Benkhedda, Krim Belkacem, est tombée dans une embuscade en arrivant à Allaghen. La mule transportant des documents s'est sauvée en regagnant une ferme appartenant à un colon. Les chargés de la tenue du congrès étaient pris de panique. Le changement du lieu du congrès fut alors décidé.
Amirouche, qui était le bras droit de Krim Belkacem, a proposé Ifri. Au départ, il y a eu beaucoup d'hésitations quant à abriter le congrès à Ifri vu que cette région, qui était proche de la route nationale, était entourée de postes militaires. Connaissant la région et ses populations acquises à la cause nationale, Amirouche Aït Hamouda, soutenu par Abderrahmane Mira et Hmimi Oufadel, s'est porté garant en rassurant Krim Belkacem tout en présentant les atouts sécuritaires que recèle la région.